Dimanche 5 octobre 2008

Dans la lumière pâle

Des ajoncs en fleur

Tu distilles un râle

Nacrée de bonheur

 

Hélas ! Aimée

Trop de tes caresses

Fragilisent mon âme

Jusqu’à l’ivresse

 

Hélas ! Damnée

Ma douce orpheline

Que ton grain de peau

Suture mes maux

 

Sous le soleil rouge

Où les rochers fondent

Sous la lune blanche

Qui boit les rivières

 

Hélas ! Aimée

Trop de tes caresses

Fragilisent mon âme

Jusqu’à l’ivresse

 

Hélas ! Damnée

Ma douce orpheline

Puisse ton grain de peau

Suturer mes maux

 

Dans le lit coupable

Où l’on se tient chaud

Où s’affichent tes seins

Nimbés de désir

 

Hélas ! Aimée

Trop de tes caresses

Fragilisent mon âme

Jusqu’à l’ivresse

 

Hélas ! Damnée

Ma douce orpheline

Puisse ton grain de peau

Suturer mes maux

Par Vodan METAVI - Publié dans : Poésie
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Dimanche 5 octobre 2008

Frêle petite clochette

Aujourd’hui c’est jour de fête

Bientôt tu sors de l’œuf

Et là tu t’illumines

Toute en albumine

Produit un effet bœuf

 

Tout près nos corps s’allument

Et promptement s’écorchent

En une lumière divine

Bercée de doux mystère

Les mains qui tendrement serpentent

Mouillées de ton venin charmant

 

Scintillante tatillonne

Au creux de ton oreille j’entonne

Un chant aux mille échos

Qui glisse sur ta peau

Notes effilées en volutes

Caressent ton corps de luth

Par Vodan METAVI - Publié dans : Poésie
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Dimanche 5 octobre 2008

Dans le pot de terre sur mon balcon

Pousse un trèfle à quatre feuilles

Je le contemple, sans illusions

Grogui au fond de mon fauteuil

Quatre feuilles, ou bien une seule

Maintenant ça n’a plus d’importance

Tu m’as donnée hier ta « démission »

Je n’arrive pas à faire le deuil

 

Je suis tel un grumeau solitaire

Noyé dans une pâte à crêpe

Je suis un pirate ou un corsaire

Qui se saborde en pleine mer

Il n’est plus temps de t’effeuiller

Ma marguerite, si douce en pensée

Maintenant commence mon vrai calvaire

Au jour où tu m’a quitté

 

Ce fut pour toi si douce délivrance

Pour moi, redoutable sentence

Il n’y avait plus rien à faire

Ainsi s’achevait ma carrière

Mais laisse-moi encore un peu

Implorer ce sein facétieux

Amour entends comme je t’appelle

Ce cri glauque qu’absorbe le ciel

Par Vodan METAVI - Publié dans : Poésie
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Dimanche 5 octobre 2008

L’onde solitaire

S’abîme contre le roc

Doucereuse, écartelée

Comme la peau d’un bébé phoque

 

L’onde familière

Me poursuit en crescendo

Chemine en spirales

Et atteint le bas de mon dos

 

L’onde cavalière

S’enfuit au galop

Slalome entre les bruyères

Et les ajoncs alcooliques

 

L’onde tuméfiée

Serpente sur l’humus

Se groguit d’effroi

Et apaise mon phallus

 

L’onde turgescente

Pointe sa courbe vers le désir

M’éclabousse, insolente

Et me conduit à vomir

 

L’onde délétère

Prisonnière sous la glace

Se brise en l’enfer

Et résonne en cris fugaces

 

Ondes sublimes

Ondes bleues

Je vous montre un œil

Que cache le roseau

 

Ondes malignes

Ondes de feu

Je vous montre un désir

Que cache ma peau

Par Vodan METAVI - Publié dans : Poésie
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Lundi 25 août 2008
Bonjour,

Quelques morceaux mis en ligne sur MySpace (http://myspace.com/donacoute) et encore plus sur You Tube (http://youtube.com/user/Donacoute). Au plaisir !!!
Par Vodan METAVI - Publié dans : Poésie
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Vendredi 6 juin 2008
L’hiver s’avance, pas à pas. Nu sous mon manteau d’orties, je me prépare à sa venue. Contemplant nostalgique les traces de mes désirs, je me retourne et déclare : « Compagnons lancinants, il est temps de vous dire Adieu ». Assis comme berger, flanqué de l’outre amère sonnant en souffle circulaire, j’autopsie chacun des désirs passés.
Un à un, je les égrène. Adieu donc…
Adieu à toi ma bite, tragique invertébrée. Ne seras plus stalagmite mais pathétique limace, bavassant honteuse.
Adieu impossible cul bien loti s’asseyant sur pilotis.
Adieu merveilleux con impudent pour s’y foutre à pleines dents.
Adieu merveilleux encore ce con fort à deux doigts d’être dedans.
Adieu oubliées nuits félines entre tes miches câlines.
Adieu obsolète clitoris en fleur sauvage, se pavanant insolent, que j’arrosais abondamment.
Adieu plaisirs potagers, je vous laisse au bestiaire :
Cette petite lapine fugace intrépide qui grignotait carottes. Cette bouche sangsue qui sillonnait ta motte et la jardinait impénitente. Cette feuille de rose assaisonnée, arraisonnée.
Avenir, plutôt, cette verge mal embouchée achoppant molasse, s’émoussant et retombant affligée comme légume inerte, au potager de mes désirs.
Par Vodan METAVI - Publié dans : Poésie
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Vendredi 6 juin 2008

Mon amour est morte et ma confiance

Et le peu qu’il me restait d’espérance

Adieu mes plaisirs et joies de ce monde

Adieu tendresse donnée inféconde

 

Soir comme matin vous me trouverez

Au fond du jardin près de la fontaine

Par tant de tourments je suis écrasé

Le corps de mon amour est en terre

 

Allongé sur le pont de mon triste voilier

Sur cette mer de larmes je veux naviguer

Au port de la joie je débarquerai

Pour m’effondrer sur le quai

 

Hâtez-vous couteaux qui êtes si tranchants

Amputez mon corps de tant de douleur

Lames sanguinaires je suis votre offrande

Je m’enfuis retrouver mon âme sœur

Par Vodan METAVI - Publié dans : Poésie
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Mercredi 23 avril 2008

Me noyer dans un grand bol de soupe de tomate froide

L’idée m’a en effet traversé l’esprit

M’est avis cependant qu’il est des manières d’en finir

Notoirement moins scélérates

Et puis a-t-on demandé l’avis du céleri ?

Ou des croûtons ? Ou encore du Tabasco ?

 

Me pendre avec la ficelle du rôti dominical...

Par Vodan METAVI - Publié dans : Poésie
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Mercredi 23 avril 2008

Soleil rouge, fonds les rochers

Et lune blanche, bois les rivières

Que je puisse bientôt contempler

Mon tendre amour qui est derrière


Il me tarde de trouver

Quelque chose pour te tenir chaude

Les seins nus pleins de désir

Aux différents degrés de l’amour

 

Danse mon amour sous la neige

Tendre et soyeuse qui tombe

Déhanchée, danse avec les flocons

Ton corps me fait l’effet d’une bombe

 

Il me tarde de te couvrir

De longs baisers ensalivés

Les yeux pleins de gratitude

Tu imploreras ma pitié

 

Il me tarde de frémir

Au toucher de ta langue souple

En cet alcôve alcoolique

En ce beau lieu où l’on fornique

           

Je n’en peux plus d’attendre encore

Ce jour qui dissipera l’amour

Voici bientôt venir la mort

Il est temps d'en finir sans détour

Par Vodan METAVI - Publié dans : Poésie
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Mercredi 23 avril 2008

Tu repasses les plis de ma peau

Au fer rouge, mon corps a chaud

Tu repasses

De la nuque jusqu’au bas du dos

Le feu court athlète entre mes os

Tu portes le fer, à bout de bras

Escrimeuse ménagère, surtout ne t’arrête pas

 

Tu cuisines au feu de braises

Les parties tendres du creux de mes reins

Tu cuisines

Tu y étales une couche de sel

Mêlée de feuilles de romarin

Tu poudroies mes cendres, du bout des doigts

Continue d’épandre, surtout ne t’arrête pas

 

Tu balaies d’un revers de paume

Les poussières fines de ma mémoire

Tu balaies

Enkystée de fiers hématomes

Que tu rangeras au fond d’un placard

Tu ventiles mon âme d’inutile roi

Ne me ménage pas, surtout ne t’arrête pas

 

Tu sèmes dans chacun de mes pores

D’innombrables graines de fève

Tu sèmes

Tu les arroses de fines gouttes d’or

Que tu déposes du bout des lèvres

Par Vodan METAVI - Publié dans : Poésie
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